Mise à jour 22 août 2010
 
 
 
 
 
 
 
 
   
   
   

Désenclavement routier

 

 

 

Pas le début du commencement de travaux. On parle de quelques démolitions ici ou là. Mais n'est-ce pas de la fumée pour faire attendre?

Et pendant ce temps, Borloo diffuse son SNIT dans lequel le désenclavement du Chablais est marqué d'un codicille intéressant : projet en cours de redéfinition.

Qui nous définira cette redéfinition?

Pour en savoir plus

De quoi parlons-nous?

Posons le problème

pour une situation sombre..

..qui résulte d'une longue histoire

La situation en 2005..

...en 2006..

...en 2007...

...en 2008...

...en 2009...

...en 2010...

Qui décide ? Qui paie ?

Délicate question financière

 

 

Trois projets, trois étapes

1. Le contournement (situation au 30 novembre 2008)

Les travaux engagés en 2005 se sont terminés en juin 2008. Les ouvrages d'art (ponts, viaducs, raccordements) avaient été lancés en premier. Le coût est estimé à 137M€ comme rappelé sur la carte des coûts promis en 2004 et ceux de 2007. Mais en cette fin d'année 2008, chacun se félicite de bénéficier de cet ouvrage (largement payé par les Chablaisiens)

2. La liaison Machilly - Thonon (situation au 5 février 2009)

Etape important car elle permet de libérer de l'activité dans les nombreuses communes traversées (Bons, Douvaine, Sciez pour ne citer que les plus visibles et les plus difficiles à traverser), cette liaison a fait l'objet d'une enquête publique qui a mobilisé les Chablaisiens (plus de 8000 signatures en faveur du projet). Le coût est estimé à 124 M€ (voir la carte des coûts d'origine et les coûts estimés en 2007)
En 2006, la sous préfecture de Thonon a transmis au ministre de l'équipement le résultat de ses réflexions suite à l'enquête publique. Un seul changement est à noter : la prise en compte -partielle- des demandes des élus pour que Perrignier puisse à terme bénéficier d'une gare fret. Les élus demandaient plus : que soit réservée au niveau de l'actuelle gare un espace pour le fret mais aussi un espace pour le développement d'activités économiques. Mais des glaïeuls particulièrement rares empêchent d'empiéter sur la forêt. A croire que les fleurs sont plus rares que les chablaisiens mobiles...

Résultat : la même année, un projet de DUP a été soumis à l'avis du Conseil d'Etat (avis favorable au cours du mois de juin 2006). Le Premier Ministre a déposé sa signature sur le projet de décret (J0 du 19 juillet 2006) . Un délai de deux mois est réservé aux passéistes pour déposer un recours. Ce qui, normalement (mais que voyez-vous de normal dans le monde?), ne devrait pas suspendre les travaux. Alors du nerf, M. le Ministre...
Pour en savoir plus sur le tracé, voir la carte proposée lors de l'enquête publique et la correction après enquête

Les opposants aux projets ayant deux mois pour se manifester, l'ACPAT a déposé, juste dans la limite des délais, un recours contre le projet de route Chasseurs Thonon. Ce n'est pas une nouveauté.. Comme le président a refusé de nous dire les motifs de son recours (car pour défendre les intérêts particuliers, le silence est d'or..) nous avons obtenu le document par quelques amis.
Après la manifestation du 14 avril devant la sous préfecture de Thonon, Vous pouvez tranquillement consulter nos informations sur le recours (et en apprendre le contenu que l'ACPAT a tenté de nous cacher), sur son (ex et actuel) président et sur leur soutien juridique. Grâce à votre mobilisation (mais aussi celle du SIAC) devant la sous-préfecture le 14 avril 2007, l'Etat s'est réveillé et a obtenu le rejet du recours. Il était temps car avec un nouveau rejet, il ne nous serait resté que les yeux pour pleurer.
Il ne reste plus qu'à attendre le début des travaux. Mais, en ces périodes de disette, qui peut dire que les travaux vont effectivement commencer? On se prend à rêver en entendant le sous préfet (plat de Saint Cergues : travaux dès 2008 et le reste en suivant)... Et en lisant le dossier des engagements de l'Etat..
Malheureusement, ce beau schéma et les belles promesse qui l'accompagnent se heurte à une inertie sans précédent de l'Etat. Foin des promesses, l'heure est à la relance ailleurs..
Pourtant, le Chablais aurait bien besoin de son plan de relance : en trois mois (de novembre à janvier, le nombre de chômeurs s'est accru de près de 30% sur le bassin d'emploi de Thonon.

3. La construction d'une liaison entre l'autoroute A40 et le carrefour des Chasseurs (situation au 30 novembre 2008)

Le dossier est en cours de présentation. Vous pouvez le consulter ici. Cependant, il est probable que rien ne sortira avant plusieurs années.


Des liaisons saturées

La liaison entre les voies à grand gabarit que sont les autoroutes A40 et A43 et l’agglomération Thonon-Evian est constituée de trois routes : les départementales 1005 (de Veigy à Saint-Gingolph) et 206 (d’Annemasse à Douvaine et dont le numéro devrait changer), la départementale 903 (de Saint-Cergues à Thonon). La première est largement utilisée par les travailleurs frontaliers et la troisième supporte une part non négligeable du trafic fret. De dimensions modestes ( la RD1005 et la RD 903 ne bénéficient pas de créneaux de dépassement sécurisés et les possibilités de dépassement sont très réduites, elles traversent de nombreuses agglomérations, elles supportent les trafics d’engins agricoles), ces deux voies ont un débit théorique faible. Par exemple, la RD1005 a un débit maximum de 800 à 900 véhicules/heure alors qu’aux périodes de pointe (en particulier lors des migrations quotidiennes des frontaliers) le débit nécessaire atteint 2500 véhicules sur 2 à 3 heures. La RD 903 a un débit maximum encore plus faible compte tenu de son tracé sinueux. De très rares aménagements ont permis de réduire quelques points noirs (la déviation de Machilly, quelques reprises ici ou là) et d’en ajouter (le « plat » de Saint-Cergues sur la RN 206).

Des routes meurtrières

Entre 1996 et 2000, l’inadaptation des voies routières à l’ouest de Thonon a accentué la gravité des accidents : entre 15 et 20 tués pour 100 accidents routiers, ce qui place le Chablais dans le peloton de tête des risques (entre 2 et 3 fois plus que la gravité nationale moyenne).

Un abandon progressif du fret ferroviaire (situation au 1 février 2009)

La suppression progressive du trafic fret ferroviaire participe fortement de l’accroissement du trafic routier en particulier pour des camions de moyen gabarit assurant la distribution de colis livrés à la gare fret la plus proche : Annecy. De même, l’existence d’une entreprise fortement exportatrice (l 'eau d’Evian) ajoute à la quantité de véhicules. La Société Danone, propriétaire de l’entreprise, livre ses 1700 tonnes journaliére d’eau partiellement par le fer (134 wagons de 100 tonnes par jour) et par la route (110 camions de 30 tonnes par jour, soit environ 5% du trafic poids lourds sur les voies principales). Cependant, si l’accroissement de la production d’eau se confirme, et compte tenu de la saturation de la voie ferrée, le trafic poids lourds pourrait doubler en 5 ans.

Heureusement (?), depuis quelques semaines, la production d'eau accuse un repli lié à la crise économique.


... posant survie de la région

La voiture : un équipement indispensable pour des mobilités imposées

Les familles sont largement pourvues en véhicules individuels : plus de 90% des ménages ont au moins une voiture et plus de 50% ont au moins 2 voitures. Une évolution intelligente des transports en commun pourrait réduire ce second chiffre. Mais cela suppose l’existence d’un système dense de transport en commun d’une population concentrée et d’une activité économique de proximité. Ce qui n’est pas le cas du Chablais qui offre un habitat dispersé et individuel et une activité économique en profonde léthargie entraînant le déplacement hors des communes de près de 80% des actifs.

Des améliorations (trop) lentes

Globalement, la région du Chablais n’a pas été gâtée par les décideurs : les liaisons n’ont guère évolué depuis le début du XX° siècle sauf par tronçons et dans des lieux qui s’imposaient au moins pour la sécurité des habitants, à défaut de s’intéresser à la sécurité des usagers de la route. Mais en 2001, voilà venu le temps des promesses.

En 2005, le trafic était mesuré de la façon suivante : (source : DDE)
La Direction Départementale de l’Equipement indiquait en 1998 que le trafic avec augmenté de 50% en moyenne sur les 5 années précédentes. Le trafic poids lourd semble toutefois stagner. Ce qui conduit à penser que la question du trafic n'est pas particulièrement lié au fret.
En comparaison, l’autoroute A41 au niveau d’ANNECY supporte en moyenne 30000 véhicules par jour avec une pointe à 45000 (dont 11% de poids lourds). La charge est donc similaire alors que d’un côté les liaisons sont strictement limitées aux besoins du Chablais et de l'autre, l’autoroute supporte une part non négligeable de transits (par exemple pour le Chablais). Rien à voir avec la liaison Annecy Genève par la nationale 201 avec 22000 véhicules par jour à la pointe et une moyenne de 19000... Ce qui laisse rêveur lorsque l'on connaît les motivations de l'annulation de l'autoroute transchablaisienne..
Trafic 2005
 

Débit moyen Véhicule/jour

Débit max
Véhicule/jour

Dont
Poids lourds
RN 5

18400

24000
4,6%
RD 903

11300

15000
6,4%

Une si longue histoire

La question du désenclavement est ancienne. Avec des voies tracées depuis plus d’un siècle (sur des liens millénaires), le Chablais n’a pas vu venir l’accroissement du trafic routier. Et cette cécité ne date pas d'hier. Le maire de Thonon dans les années 60 faisait grand cas de son isolement volontaire. Les voies routières ne sont donc plus à la dimension des besoins. Même si l’on décidait aujourd’hui de se plier aux dictats des défenseurs du tout ferroviaire, il faudrait à minima se mettre à niveau et adapter la route aux mobilités de ce dernier demi-siècle. Le maintien du statu quo ne peut qu’accentuer les risques et ralentir le développement de la région. Mais reconnaissons que cette immobilité peut intéresser des Chablaisiens qui ne sont pas soumis à la concurrence ou qui bénéficient d’une rente de situation.
Au fil des décennies, plusieurs aménagements routiers mineurs ont été réalisés mais sans approche d'ensemble. Et sans prendre en compte l’indispensable évolution des transports collectifs.

Flash back.. sans revenir à la préhistoire (inspiré du site de la DDE74 sur le sujet)


L’autoroute : un projet avorté

L’évènement majeur de la fin du XX° siècle a été sans conteste, l’abandon d’un projet d’autoroute entre Findrol et le Chablais. Le projet portait sur une liaison financée par les utilisateurs. Présenté à l’enquête publique en 1995, il n’a guère reçu l’appui des habitants et s’est terminé par un rejet en Conseil d’Etat. Le motif invoqué? Trop cher pour un trafic trop faible. Motif considéré comme exemplaire à l'époque, mais que personne n'évoque plus désormais. La preuve? L'autoroute Annecy Genève coûtera plus cher pour un trajet moitié moins long et un trafic inférieur de moitié. Mais il est vrai que notre député de l'époque (Mazeaud) se faisait fierté de ne pas aider le Chablais alors que le président du groupe majoritaire à l'Assemblée Nationale en 2006 n'avait pas cette fausse pudeur.. Ainsi le Chablais ne peut plus espérer de développement par ce biais et la collectivité (donc le contribuable) doit prendre en charge une évolution de la voirie.

30 ans d’étude, 6 mois de travaux

Sur le trajet Findrol/Chablais, un point clef est le croisement entre la RN 503 et la RN 206 que tout le monde connaît sous le nom de croisement des Chasseurs du nom d’un restaurant qui a disparu il y a plusieurs années. A ce croisement, la RN 503 (qui permettait les liaisons entre l’autoroute et le Chablais) imposait un arrêt obligatoire avant de rejoindre la RN 206. Mais cette dernière, venant d’Annemasse, supportait un trafic tel que le temps d’attente se mesurait parfois en dizaines de minutes. Nombreux sont les automobilistes qui n’hésitaient pas à rejoindre Annemasse pour mieux franchir l’obstacle. Se faisant, ils accentuaient le trafic sur la voie rejointe … pour ralentir encore plus les utilisateurs de la voie arrêtée. Cette situation a perduré pendant plusieurs dizaines d’années sans raison apparente puisqu’il n’existait pas d’obstacle à la réduction de la fracture…Ce n’est qu’en 2003 que les habitants du Chablais ont vu la réalisation de travaux somme toute modestes. Et pourtant les décideurs n’étaient pas loin : l’opération était dévolue au Conseil Général de la Haute Savoie qui a mis 50 ans pour découvrir qu’il existait de la vie en Chablais…A croire que les conseillers généraux du Chablais (dont le vice-président chargé des routes) circulaient la nuit…

Un petit détour par les Voirons

La RN 206 traverse de nombreuses et actives communes : Saint-Cergues, Bons en Chablais, Brenthonne, Perrignier,…
Parlons de Saint-Cergues. Pendant longtemps, la traversée de cette commune était une gageure pour tous. Même si le trafic était loin de ce qu’il est advenu, il ne s’écoulait pas sans mal. La première amélioration de la voie a donc porté sur l’abandon de la traversée tortueuse et sympathique de Saint Cergues. Une route à trois voies (comme c’était la mode en ce temps-là) a été réalisée. Elle est toujours la même.

Un passage à niveau dans les framboisiers

Depuis le carrefour des Chasseurs (celui qui fait dire qu’un croisement nécessite 30 ans d’études pour 6 mois de travaux) et pour rejoindre le Chablais, l’automobiliste peut décider de passer par Bons en Chablais ou par Douvaine. Cette dernière offrait jusqu’à récemment l’avantage d’admirer le passage de trains d’une autre époque : un passage à niveau en pleine courbe pimentait le voyage. Heureusement, à cette époque déjà, le nombre de trains était largement limité et d’aucuns prédisaient la fin prochaine de la voie ferrée. Mais sans attendre cette hypothétique et fatale évolution, la DDE a réalisé une déviation à 4 voies. Seconde (et dernière en date) réalisation dont bénéficiait le Chablais.


La situation en 2005

Une horrible surprise

Persuadés que l’autoroute transchablaisienne deviendrait réalité puisque leurs élus la défendaient, les Chablaisiens se sont peu mobilisés pour convaincre le Conseil d’Etat. Seuls donc les opposants au projet se sont fortement démenés pour que le projet ne voit pas le jour. Ce faisant ils ont obtenu deux décisions qui pèseront lourd sur le développement économique du département : la suppression de la DUP de l’autoroute A400 et la suspension des travaux de l’autoroute A41. Si cette dernière vient de reprendre vie, le projet de A400 est bel et bien enterré. .

Ce fut comme un coup d’assommoir pour tous les Chablaisiens dont l’avenir dépendait d’un désenclavement de plus en plus nécessaire. Et ils étaient nettement plus nombreux que ceux qui rêvaient d’un Chablais en forme de réserve d’indiens.Et on peut s'étonner de notre passivité devant, il faut bien le dire, une décision hors norme : le Conseil d'Etat dont le rôle est de dire la validité d'une décision au regard de la loi, s'est posé en économiste.. Sans pour autant être un conseil économe.

L’association «  Oui au désenclavement » est la seule organi-sation qui se soit insurgée devant cette décision. Elle a entamé immédiatement des actions pour faire entendre la voix des Chablaisiens actifs.

Un contournement attendu

Tous les automobilistes le savent : la traversée de Thonon est la meilleure barrière contre la mobilité des Chablaisiens. La voie sud semble réservée aux poids lourds et la voie nord traverse quelques lieux inadaptés au trafic motorisé.

En savoir plus>>>
Voir le tracé et le contrat Etat Région

Une voie rapide ?

Reste que le vrai désenclavement suppose que le Chablais soit relié au réseau nationale de voie à grande circulation. Et la plus proche se trouve à Findrol sur l’autoroute A40.
L’action des Chablaisiens est donc loin de s’éteindre.


Et il reste encore à régler la question du rattachement à FINDROL (et à l'autoroute A40) et à la frontière. N'oublions pas les frontaliers qui sont les premières victimes de l'incurie qui règne depuis longtemps sur les routes chablaisiennes.

en savoir plus>>>


La situation en 2006

On avance, lentement... La course des escargots, ça nous connait.

Sur la liaison Machilly Thonon
Nous avons enfin obtenu une DUP (le 19 juillet) et des promesses de financements. Normalement, l'Etat prend le dossier à sa charge, en inscrivant la nouvelle voie dans le schéma des quelques routes encore nationales. On dit que les acquisitions démarrent. Mais personne n'a de preuves formelles et le responsable de la question n'est probablement pas encore désigné (un chantier dirigé depuis Lyon? depuis Annecy?.. depuis Paris?..).
Sur le contournement de Thonon
Là, au moins, les choses sont visibles et les thononais montrent une patience d'ange devant les complications que le chantier impose aux riverains. Normal, on doit bien supporter les conséquences de nos désirs. Mais à trop tarder, les opérations ne se simplifient pas.

Sur la liaison Machilly Chasseur
Du sur place. On ne sait même pas qui doit faire le travail. La route à trois voies a encore de beaux jours devant elle.

Sur la liaison Chasseur A41

Les dissenssions entre les communes concernées sont fortes et comme elles ne seront pas bénéficiaires du résultat, il y a fort à parier que nous resterons dans cet état pour quelques temps encore. Intérérêt général ou pas, il ne peut pas se substituer à l'intérêt particulier...

Il est d'une très grande importance que nous restions tous mobilisés. Il ne faut pas que les élections à venir mettent en danger les décisions déjà prises. Comme par exemple les engagements de financement dans le cadre du plan Etat Région 2000-2006

La situation en 2007

On avance, toujours aussi lentement... Mais il y a comme des frémissements. Tout d'abord, un sous-préfet qui s'intéresse au Chablais. Il y a longtemps que l'on avait vu cela. Ce qui peut paraître paradoxal car le préfet, lui, ne semble s'intéresser qu'a sa carrière. Bien lui en prit puisqu'il nous a quitté en aout. Le recours contre la DUP du 19 juillet 2006 (recours formulé le 19 septembre soit à la dernière minute) est rejeté. Ce qui laisse la voie ouverte (?) pour la réalisation des liaisons Chasseurs / Machilly / Thonon.
Sur la liaison Machilly Thonon
Confirmation sur le démarrage des acquisitions. Mais nous ne savons toujours pas qui est apte à nous renseigner.
Sur le contournement de Thonon
La date de mise en service se précise : septembre 2008 ou peut-être avant . On se prend à rêver... Sauf que les coûts ont semble-t-il largement déborder (les effets de la pluie de l'été?). Mais ce ne sont que des rumeurs..
Sur la liaison Machilly Chasseur
Comme toujours, nous dirons que les études avancent. D'aucuns annoncent un début des travaux pour 2008. Encore un rêve?
Sur la liaison Chasseur A41
Les dissenssions entre les communes concernées restent fortes. Et rien ne se fera avant les élections municipales. Alors patience. En attendant, vous pouvez vous renseigner sur le projet.

Restons mobilisés car nous n'avons jamais été si près du but. L'Etat s'est engagé à financer les voies depuis l'A40 jsuqu'à Thonon (mais avec quel argent?), le département devrait prendre la charge de la liaison Veigy / Machilly (très utile pour les frontaliers), la Région se désengage définitivement des routes.

La situation en 2008

Le contournement de Thonon est devenu une réalité. eu importe que le député dans sa faconde souligne l'intérêt pour Evian, ce qui compte c'est la satisfaction de tous : plus de poids lourds dans la ville, des accès simplifiés pour plusieurs communes proches ou moins proches.
Pour le reste, nous faisons du surplace.
Le préfet a même souligné les difficultés de financement, prélude à des abandons de l'Etat. Car de dernier ne laisse pas ses représentants s'exprimer ainsi sans une petite idée derrière la tête.

Notre mobilisation ne doit pas faiblir. Malgré les apparences d'avancement..

La situation en 2009

En ce début d'année, le plan de relance est venu sonner le glas de nos espoirs : pas le moindre centime pour le Chablais. D'aucuns y voient la main du président de l'Assemblée Nationale et celle du Conseil Général : ne pas trop obtenir aujourd'hui permet de garder des réserves pour de futurs (et hypothétiques) Jeux Olympiques.
Et dire que le Chablais s'est mobilisé fortement pour soutenir ces jeux. Seraient-ils, pour nous, des jeux de dupes?

On parle maintenant d'une inscription dans le PDMI (plan de modernisation des itinéraires). Une victoire pour l'Association?
Ainsi fait, les engagements de l'Etat, passent à la trappe. Et pourtant voilà un beau et bon dossier (Pour vous éviter une recherche aussi inutile que couteuse, vous pouvez le consulter dans ses grandes lignes sur ce site. En voici les éléments principaux..)
Quatre cartes résument assez bien ces engagements: tracé et protections. C'est une dossier globalement intéressant, mais ne parlant pas d'argent, il est largement incomplet.

Comment lutter contre cette discrimination? Quelle forme d'action prévoir? Faut-il continuer à soutenir Annecy 2018?

Malheureusement, plus question de PDMI en cet été 2009. repoussé deux fois, l'annonce a fait long feu : quatre ministres dont l'inénarrable Borloo et son sous ministre Jouano se sont opposés au financement du projet. Et pendant ce temps-là nos élus se pavanent avec cette dernière venue admirer vaches et veaux . Une connaisseuse? (voir le compte rendu dans l'excellente revue mensuelle du Conseil Général, édition juillet 2009)

Jouano et Borloo : et si on buvait à leur santé?

La situation en 2010

Voilà que la question Chasseur Machilly se réveille : un enquête publique est prévue pour mesure l'impact du projet sur les cours d'eau. Pourvu que l'on ne trouve pas une source toute neuve!

 

Attention à cette enquête : elle doit être un nouveau signe de notre détermination.

Au cours du mois de janvier, une rencontre a été programmée avec les élus à notre demande. Car la question du désenclavement, même si des éléments ici ou là nous font croire à un aboutissement, cette question reste entière.
Nous les avons rencontrés le 29 janvier et avons mis au point une stratégie (voir le compte rendu ici). Nous avions déjà abordé question avec ACCOYER qui nous avait largement traités d'incompétents et rappelé que le retard est uniquement imputable aux Chablaisiens (voir le compte rendu ici). Enfin, bravant la tempête neigeuse nous avons rencontré CARLE candidat au régionales pour le département, ilnous a promis d'agir (voir le compte rendu ici). Mais il est aux ordres : sinon pourquoi aurait-il mis en seconde position sur sa liste une conseillère de Sarkozy? Pour que la moutarde dijonnaise nous monte au nez?
Toutes ces rencontres n'ont servi à rien : aucune rencontre n'a pu être programmée avec Borloo, Bussereau ou Carenco (l'ancien préfet de la Haute Savoie devenu directeur du cabinet de Borloo) .

En désespoir de cause, l'association appelle au boycott des élections régionales des 14 et 21 mars 2010.
Un boycott réussi, même si nous ne sommes pas les seuls responsables de cette réussite. Désormais, chaque élu se posera la bonne question. A condition que ce ne soit pas uniquement quelques semaines avant les élections.

Puis patatras, un nouvel obstacle vers l'eldorado du désenclavé: Annemasse Agglo refuse de déplacer ses réseaux d'eau. Ce qu'ils n'oublient pas d'exiger des concessionnaires pour installer le tram route de Genève. Vérité ici, erreur au-delà.

La mobilisation est toujours d'actualité!

 

Qui décide ? Qui paie ?

Les différentes étapes de décentralisation ont en premier lieu réduit le nombre de routes nationales (la départementale 903 était route nationale 203 jusqu’à cette décentralisation) et transféré la charge de leur entretien aux départements. Une nouvelle étape a vu le jour en 2006. Elle transfère la totalité des voies non autoroutières aux départements. La région prend de son côté la responsabilité des transports de voyageurs par fer. On aurait pu imaginer un système plus simple en particulier en gérant la totalité des moyens de transport depuis la Région pour mieux coordonner les opérations. Mais voilà...
Pour l’heure, les routes départementales sont propriétés du département qui a repris une grande partie des moyens opérationnels de la direction départementale de l’Equipement. Une façon comme une autre de maintenir l'existence d'un échelon départemental. Avec une (légère?) difficulté : ces voies traversent des villes et villages. La gestion s’en trouve de facto compliquée puisque les intérêts des habitants (la sécurité, la tranquillité) ne rencontre pas nécessairement l’intérêt général du département.

L’Etat, de son côté conserve la maîtrise des autoroutes et des voies dites internationales (pour faire court). Deux routes haut-savoyardes devraient bénéficier de statut national : la liaison Autoroute Blanche / Tunnel du Mont Blanc et la désormais fameuse route A40 / Thonon (qui, pour l'heure, est toujours une hypothèse..). On aurait pu imaginer un financement complémentaire par les conseils locaux (régional et départemental). Le second, compte tenu de ses nouvelles compétences et le premier compte tenu de son implication dans l'aménagement du territoire. Ce n'est pour l'heure qu'un rêve : le conseil général se dit largement doté avec les charges issues du transfert des routes, et le conseil régional rappelle que les routes ne sont pas de sa compétence (ce qui est exact si l'on considère que le maillage routier ne participe par à l'aménagement du territoire.) et rappelle qu'il finance partiellement le contournement de Thonon (25M€ soit un montant un peu inférieur à l'engagement des communes du Chablais). On parle par ailleurs de 42M€ au total pour le désenclavement, mais je n'ai pas trouvé où étaient passés les 17 manquants. Probablement par manque d'écoute...

Les changements

Le coût objectif correspondait à une voie nouvelle Machilly – Thonon simple (2*1 voies avec quelques créneaux de dépassement), mais ce n’est plus à la mode : il faut du 2*2 voies désormais. Chacun peut alors imaginer que les règles ayant changé, les financeurs sauraient s’adapter. Mais ce n’est pas si simple…Et l’Etat, dans une de ces non concertation dont il a le secret a souhaité réduire le projet à une liaison à 2*2 voies qui partirait de Thonon, pour s’arrêter… à Perrignier. Heureux habitants de Margencel et d’Allinges, vous pourrez rejoindre Vongy aisément… Bien sûr, il faudra éviter d’habiter sur la RD 903 car le trafic ne sera pas modifié et la traversée des piétons à Bons en Chablais risque d’être problématique. Mais peu importe, la règle nationale est appliquée : plus jamais de voies nouvelles rapides avec de simples créneaux de dépassement et ce, quelque soit l’impact sur les voies existants….. Il faut croire que les accidents mortels sur ces voies anciennes ne sont pas cotés de la même façon par la sécurité routière…

Mais aux dernières nouvelles cette idée saugrenue semble abandonnée.

wait and see...

Et la Région?

Alors direz-vous, on peut espérer que la Région soucieuse du bonheur de ses administrés cherche à apporter son appui ? Eh bien non, elle est plutôt soucieuse de générer un trafic ferroviaire dense … Louable pensée, mais qui met de côté tous ceux qui, comme les Chablaisiens, ne voient que quelques trains par jour. Même avec les horaires nouvelle mouture..
 

Que conclure?

Aujourd’hui, on sait que la partie administrative est financée (toujours s’assurer que les travaux en bureau sont rémunérés) mais que les travaux proprement dits restent dans le doute. Alors, le combat continue..

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