Un Chablais hors des chemins

L’organisation centralisé française transfère les débats qui intéressent le Chablais à des instances régionales et départementales qui n’ont probablement pas le même intérêt que les Chablaisiens au développement de notre territoire. C’est ainsi que les versements opérés par l’Etat de Genève en compensation de l’apport des communes frontalières échappent partiellement aux communes concernées (même la Région, qui, par ailleurs, ne s’implique pas particulièrement dans le développement Chablaisien, a le regard de Chimène sur ces ressources…).
Les stratégies régionales sont des stratégies largement tournées vers les cités et oublieuses des régions moins denses. Par exemple, la décision du Conseil Régional (sous l'impulsion des verts qui, même minoritaires, sont indispensables à la majorité en place) de ne plus participer au financement des routes est une décision dangereuse pour le Chablais.
Car pour développer un réseau ferré, il faut une grande densité d'habitants car les coûts sont importants et le pilotage largement contrôlé par la SNCF. Mais dans notre Chablais,les 50 000 habitants concernés ne feront probablement pas le poids devant la technocratie ferroviaire. Comment les convaincre de redessiner la carte des gares de marchandises? et réduire la dépendance de notre pays devant le tout routier?
On a le sentiment que les décisions "vertes" sont copie conformes des décisions "vertes" de Paris (réduire l'impact des voitures), mais sans la densité qui rend de telles stratégies possibles (et un transport public dense largement payé par toute la nation).