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Le samedi 21 novembre, ACCOYER remettait une médaille dans l’ordre national du mérite à JL BIDAL. Passons sur les discours entre humour et vacheries..
A la suite de cette remise, l'association a rencontré ACCOYER pour lui parler de notre attente de désenclavement.
L’accueil ne fut pas chaleureux. L’homme avait totalement changé de visage après la remise de médaille. De débonnaire (avec le lot habituel d’images grandioses de l’impétrant), il était devenu fermé et assez agressif.
Son avis :
- Le Chablais n’a pas su dire oui à une autoroute payante il y a quarante ans (qui savait qu’un tel projet avait été présenté à cette époque)
- Beaucoup d’élus s’étaient opposés au tracé de l’autoroute A411
- Nous avons trop mis d’argent dans le contournement, opération trop luxueuse à son goût.
- Il ne fallait pas commencer par le contournement.
Les solutions qu’il préconise :
- Demander à l’Etat et au Conseil Général de vendre leur participation dans l’ATMB et l’investir dans la route. L’Etat pourrait alors financer le reste (inscription au PDMI qui revient sur le devant de la scène).
Il considère par ailleurs que c’est la seule solution car l’Etat est exsangue (ce qui n’est pas une nouveauté…)
Avant cette rencontre, nous avons parlé de la même question avec Jean Claude CARLE. Il n’a pas la même opinion. Pour lui, il faut passer par un investissement privé dans le cadre d’un projet privé partenarial. Dans ce cas, l’Etat paie un loyer à l’investisseur. Il reste cependant la question de la faisabilité avec la DUP actuelle. D’après CARLE, CARENCO en vérifie la possibilité. D’après ACCOYER c’est impossible et c’était d’ailleurs prévisible car la DUP a été faite pour que l’on ne puisse pas faire appel à un financement privé.
Qui dit vrai ?
Pour l’heure il nous reste à vérifier la faisabilité de la solution ACCOYER. L’Etat et Autoroute de France possèdent plus de 60% de ATMB et les départements de l’Ain et de la Haute Savoie 18%. Une opération de privatisation est donc possible (surtout compte tenu de la présence de financiers privés à hauteur de 10%) et devrait rapporter quelques subsides. Le PPP que refuse ACCOYER est utilisé pour le contournement de TARBES. Il ne s’agit pas à proprement parler d’une concession, mais d’un financement extérieur avec paiement étalé dans le temps.
Le contrat de partenariat permet à une collectivité publique de confier à une entreprise la mission globale de financer, concevoir tout ou partie, construire, maintenir et gérer des ouvrages ou des équipements publics et services concourant aux missions de service public de l’administration, dans un cadre de longue durée et contre un paiement effectué par la personne publique et étalé dans le temps. Il a pour but d’optimiser les performances respectives des secteurs public et privé pour réaliser dans les meilleurs délais et conditions les projets qui présentent un caractère d’urgence ou de complexité pour la collectivité : hôpitaux, écoles, systèmes informatiques, infrastructures.
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