Que dit le recours contre la 2*2 voies?

 Il n'est pas aisé de savoir pourquoi quelques personnes s'opposent au désir de milliers de Chablaisiens. Après quelques coup de fils et pas mal de salive, voici ce que l'on a pu lire dans la presque dizaine de pages du recours

Tout d’abord en ce qui concerne les plaignants.

Ils sont au nombre de 31, dont 2 associations (l’ACPAT d’une part et l’Association des Voirons –ADV- d’autre part) et 4 GAEC. Les autres sont des personnes individuelles dont probablement un certain nombre, pour ne pas dire tous, sont plaignants au titre de l’une ou l’autre des Associations.

L’ACPAT a son siège à Juvigny comme vous pouvez le voir sur notre site. Son président a changé. Il s’agit désormais de Claude PINGET demeurant à CRANVES SALES. L’ADV n’a pas daigné préciser le nom de son président (peut-être par manque de temps compte tenu des délais de route ?).

Les GAEC sont situées tout au long du trajet : à Lully, Cervens, Brenthonne et Allinges.

Les griefs

Leurs griefs sont présenté sous deux domaines : le premier est le domaine externe (c'est-à-dire tout ce qui concerne la présentation et le contenu du dossier), le second est le domaine interne (c'est-à-dire tout ce qui concerne la mise en œuvre de la loi)

Sur l’externe ;

Tout est fondé sur deux points : l’insuffisance du dossier de présentation (la notice explicative) et le découpage artificiel des travaux.

Le dossier de présentation est le premier assassiné :

Pas de bilan des avantages attendus au regard des inconvénients (nuisances sonores, montant des investissements, agression aux couloirs écologiques -dont un particulièrement désigné au carrefour des Chasseurs-, coûts sous estimés car ne faisant pas référence aux coûts d’entretien et aux coûts des mesures palliatives pour s’adapter à l’environnement).
Sous évaluation des dépenses pace que l’on omet le coût des mesures palliatives « pour limiter ou pallier les atteintes du projet sur l’environnement »

Quant au découpage artificiel il est, selon les « recourants » une tentative de faire renaître la A400 (en particulier parce que les auteurs de l’étude soumise à l’enquête réutilisent les données de l’autoroute puisque ces données remontent à et qu’elles n’ont pas été réactualisées alors que « les données sociologiques et économiques ont profondément évolué depuis cette date ». Ils exigent donc que la DUP soit annulée au motif que le dossier « doit être étudié dans son ensemble » c'est-à-dire sur tout « le trajet A40 – Thonon » (ce qui semble exclure le contournement).

Sur l’interne

On revient à la théorie du bilan chère à nos amis de l’ACPAT (c’est ainsi qu’ils ont obtenu l’annulation de la DUP de l’autoroute A400). D’ailleurs ils font référence à ce jugement (que vous pouvez lire par ailleurs sur ce site) pour justifier leur plainte. C’est ainsi qu’ils considèrent que le solde global « est manifestement négatif en raison des choix opérés, des atteintes portées à l’environnement et des modalités de réalisation ».
Quant à l’utilité publique elle-même, elle n’échappe pas à la vindicte des plaignants. Comme il ne serait pas acceptable qu’une telle déclaration « se satisfasse des seuls besoins du public », l’enquête aurait dû :

- présenter des choix alternatifs pour le fret pendulaire (sic),et
- évoquer les atteintes à l’environnement (par exemple en avançant des compensations pour les couloirs écologiques « tant en France qu’en Suisse voisine », en affichant « les atteintes au milieu naturel par les rejets » en particulier « sur les zones humides inscrites sur Natura 2000 », en présentant réellement les nuisances sonores qui, elles, n’auraient pas été analysées « suite à des études acoustiques pertinentes »).

Enfin, l’étude ne présente pas d’autres tracés.

Voici ce que l’on peut retenir du recours.

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