Chasseurs Thonon Projet soumis à l'enquête publique

Un recours inattendu

Chacun d'entre nous était confiant : la DUP ne subissait nulle entrave et notre association pensait que la signature de près de 10000 chablaisiens et amis avait donné le signal d'une opération d'intérêt général.
C'était sans compter sur les effets de bile d'une association dite de défense des chablaisiens : ses membres étaient à l'affut et n'ont pas manqué de mettre leur grain de sel;

Résumons-nous : en 1997, l'ACPAT (association contre le projet d'autoroute transchablaisienne) obtenait (avec l'appui de quelques association construites pour l'occasion et de quelques communes comme l'indique le dossier d'annulation) l'annulation du décret d'utilité publique au motif que cette autoroute n'avait pas d'intérêt économique et ne servirait que 10000 véhicules jours (précisons qu'en 2003 les routes 903 et RN 5 supportait en moyenne 30000 véhicules jours avec une pointe à 47000, alors d'où viennent les 10000? mystère...). Qui avait intérêt à prendre une telle initiative? des habitants directement concernés? (le président de l'ACPAT en premier lieu), des communes qui voyaient d'un mauvais oeil l'arrivée d'une autoroute sur leur territoire? un commissaire enquêteur concerné? rien ne le dit et il n'est pas utile de perdre du temps à s'y intéresser..

Revenons à l'annulation. Dans le Dauphiné Libéré du 17 avril 1997, le président d'alors, Bernard CHEVASSUT (directement concerné par le projet qui dévalorisait son bien) se félécitiat de la décision prise par le Conseil d'Etat. Il ajoutait "il faut notamment étudier la possibilité de créer une voie rapide de 14 km de Machilly nord à l'entrée de la deux fois deux voies à Sciez". Cette idée n'est-elle pas ressemblante de celle mise à l'enquête publique l'année dernière?

Entre temps, l'ACPAT change de dénomination, elle devient l'Association de Concertation et de Proposition pour l'Aménagement et les Transports.

Un beau nom, mais impossible de se concerter avec eux : ils n'en voient pas l'utilité, nous renvoyant vers la DDE. Quant aux propositions, elles sont simples : la route est nécessaire, mais elle serait mieux plus proche de Douvaine ou de Sciez. quitte à se fâcher avec les habitants tout aussi écolo de ces communes.

Et le Chablais dans tout cela? Il est bien loin. Qui pense aux milliers de frontaliers quii galèrent chaque matin au feu de Douvaine, ou aux camions qui traversent à grand bruit Perrignier et Langin?

Nous en sommes donc là. Et pourtant il faudra trouver une solution avant que la politique nous oublie une fois encore et que les élus soient pris par des problèmes encore plus important : leur réélection.