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Février 2009

Et voilà. Ce que nous craignions est arrivé : l'Etat a oublié le Chablais.
Rien dans la relance, ni financement du "plat de Saint Cergues", ni financement de Machilly Thonon. Ni financement du CEVA, ni financement du Tonkin. Rien, nib, que dalle....
Et pourtant, en écoutant le ministre de la relance (du vide?) nous étions bien dans les clous. Il fallait paraît-il des projets:
1) dont les travaux doivent impérativement démarrer en 2009. «Si les délais ne sont pas tenus, l'Etat retirera son financement et le transférera à un autre projet.» (mais il est dit par ailleurs que cela peut concerner des acquisitions comme pour le sillon ferroviaire alpin sud)
2) avec « une équité territoriale. Tous les départements, quelle que soit leur couleur politique, auront des projets financés par le plan de relance.» (la Haute Savoie est-elle en France?)
3) tels que le financement de l'Etat «entraîne d'autres financements, des collectivités locales et des entreprises, publiques et privées». (c'est déjà largement le cas en Chablais)
4) qui donne lieu à la réalisation d'un équipement durable qui restera un «acquis de la compétitivité nationale».
5) «identifiables et visibles».
6) «créateurs d'emplois».
7) dans lesquels les élus locaux «sont associés au choix et au suivi des projets.»

N'y a-t-il pas tromperie sur le discours en ce qui concerne le désenclavement du Chablais? Complètement oublié, comme le montre la carte préparée par la préfecture de Région. Mais pourquoi?
Alors les hypothèses chablaisiennes vont bon train : les élus ne savent pas défendre notre avenir; les annéciens, de peur de ne pas obtenir des financements pour les Jeux Olympiques, auraient tout fait pour que la Haute Savoie ne soit pas servie à ce stade de la relance; les études ne sont pas suffisamment avancées (c'est le leitmotiv de notre député),, ou même (la dernière en date) le préfet du département attendait les ordres d'Accoyer... (voir notre revue de presse)
Aucune de ces raisons ne saurait absoudre l'Etat de son attitude inique.
Si d'aventure vous rencontrez un certain Accoyer, rappelez-lui que le département ne s'arrête pas au col d'Evire et que notre soutien à la candidature d'Annecy ne signifie pas l'abandon de nos exigences. Bien au contraire.